Centre Georges Chevrier - Sociétés et sensibilités
UMR 7366 - CNRS uB

Atelier de recherche


Penser la/les transition(s)
Histoire et sciences sociales devant les urgences du temps


Séminaire 2019-2020


Organisation :

Sonja Kellenberger (IRTESS Bourgogne), François Jarrige et
Jean-Louis Tornatore (CGC UMR CNRS uB 7366)



28 mai 2020
de 14 h. à 17 h.

Lieu :
uB – 2 bd Gabriel
Salle 319
(3e étage du bâtiment droit)

(accès/informations pratiques ici)

 


Intranet


Esthétique des luttes versus esthétique des transitions

 

 

Présentation


Les formes sensibles des contestations contemporaines se sont considérablement renouvelées depuis la Chute du mur, événement à la fois symbolique et pragmatique marquant la fin d’une ère politique. Les interventions d’artistes en coopération étroite avec des militants ou activistes permet de repérer la spécificité de ces formes inédites, qui expriment un rapport renouvelé à l’engagement public et politique et un nouvel imaginaire du changement socio-historique. Non plus construction ex nihilo, après avoir fait table rase du passé, mais davantage construction dans des espaces éphémères, « intercalaires », poreux (Kellenberger, 2004) ou zones autonomes temporaires (Hakim Bey, 1991), où s’inventent des répertoires d’action propres, à partir de l’hybridation et le métissage des pratiques artistiques, citoyennes, protestataires. L’imaginaire de la transition né à la fin du XXe siècle (Chabot P., 2015), engendre-t-il un nouvel horizon d’action majeur en construction qui permettra davantage de donner sens à ces expressions ?

En nous intéressant à une transition socio-écologique radicale et aux conditions de sa réalisation, la question de l’ésthétique rejoint plusieurs axes d’exploration : l’imaginaire d’une transition et les récits qui le construisent, les formes d’une transition en lutte et leur rapport à l’environnement, le rapport au pouvoir et les stratégies de lutte, et enfin la place de l’artiste et de sa pratique dans la transition.

À partir d’un regard croisé entre sciences sociales et praticiens d’une esthétique des transitions, cette séance devrait permettre de poser les bases d’une réflexion sur la spécificité des formes et leur expression, sur le lien entre expérience esthétique et horizon d’action collective.

 

Programme


  • John Jordan, artiste-activiste, cofondateur de Reclaim the Streets, de la Brigade activiste des clowns, du collectif The Laboratory of Insurrectionary Imagination qui mélange art, activisme et permaculture. Il a notamment co-dirigé le livre We Are Everywhere. The Irresistible Rise of Global Anti-Capitalism (Verso, 2004) et vit sur la zad de Notre-dame-des-landes.

  • Gilles Yovan, acteur, danseur, ingénieur culturel, il est co-fondateur du journal des Périphériques vous parlent et de l’Université du Bien Commun à Paris.


 

 

Pour une science engagée des transitions

Axes de recherche